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ROMAN POEMES CONTES TEXTES DIVERS
Prénom : Philippe Age : 60 ans Mail : snoupypremier1@aol.com Ville : Bordeaux Pays : France
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Toi et moi
Message posté le 12 décembre 2006 21h 22min 37sec
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TOI ET MOI
Je désirais vous parler de celle qui partage mon existence depuis déjà fort longtemps. Et, laissez-moi vous confier, que cette dame je l'ai connue par l'intermédiaire du net. On a commencé à parler sur le net, puis ce fut une rencontre, encore le net, nouvelle rencontre, autre visite plus longue car bien sur il faut et c'est logique entre une femme et un homme, parler aussi, mais avec pudeur des nuits, on refuse le petit coucou. Et ainsi au bout d'un an, j'ai pris la décision de suivre cette femme gamine chez elle et tout faire pour la garder et pour la protéger. Je dois me montrer à la hauteur de cette tâche... Depuis des années nous nageons dans le bonheur et rien ne parvient à nous toucher. C'est cela l'amour... Etrange la vie quelques fois. Si un jour on m'avait dit que je trouverais sur le net celle qui partagerait mon début de vieillesse, je crois sincèrement que cela m'aurait fait sourire. Vous désirez en savoir un peu plus ? Rien de plus simple il suffit de demander avec franchise, aisance et en demeurant décontracté. Marie de son presque prénom, c'est un peu pour moi mon havre de paix, mon Arche de Noé. C'est dans son regard que je définis les douceurs de cette vie. Marie par définition sait m'apporter tout ce dont j'ai besoin au jour le jour. J'ai son amour, sa franchise, son savoir vivre, elle a toujours une parole ou un geste aimable me concernant, alors je crois avoir fait le bon choix. Ensemble depuis plus de deux ans, nous avons tous les deux repris goût à la vie, redécouvert tout ce qui demeurait au fin fond de nous. Nos sentiments sont encore neufs et nous refusons de vieillir, ceci grâce à ce sentiment de sécurité et notre conscience poussée à l'extrême. Nous refusons la tristesse, nous avons donné, nous ne voulons pas nous quitter trop longtemps, sinon le vide se fait cruellement sentir. Alors, ensemble nous allons poursuivre notre route en évitant de regarder derrière nous, le passé doit dormir, ne le réveillons pas et permettez-moi de vous dire que je compte sur vous pour obtenir votre bénédiction. En retour, recevez notre sagesse et un peu de cette paix intérieure qui nous entraîne au gré de la sérénité. Parfois, il me semble que je me surprends à prier, je suis croyant. Alors inconsciemment je dois me remettre en cause et trouver la paix intérieure. Notre force réside dans nos deux cœurs soudés et bien à l'abri de tout, sous notre carapace en forme de cœur, nous pouvons tenir encore longtemps. Voilà . Philippe
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Gagner au loto
Message posté le 12 décembre 2006 21h 11min 23sec
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LE PACTOLE DU LOTO
Comme chaque samedi, Le père Duchemol attend le billet à la main, le plus gros coup qu’il fit ce fut cinq numéros, pas de quoi pavoiser, mais cela représentait tout de même quelques mois de labeurs. Il est en avance pour le tirage alors il prend l’apéro avec sa femme. Gentiment et tout en douceur il descend la moitié de la bouteille, sa femme en a déjà un léger coup dans les godasses, la voila presque aussi bourrée qu’une bourriche d’huîtres. Puis ils passent au repas du soir, là le père Duchemol débouche une bouteille de rouge, mais un bas de gamme qui va titrer dans les dix degrés, de quoi être malade au réveil. Duchemol y va d’un coup de tire bouchon brutal et en lâchant le goulot la femme reçoit un coup de coude dans le ventre. La bouteille est prête, Duchemol goutte et ainsi boit deux verres. Au repas pommes de terre cuites avec une demi tranche de jambon, famille pauvre. N’empêche que le plat y laisse des plumes et pour la bouteille, elle est sur la table mais légère comme une plume complètement vide. La mère a du mal à se lever, lui marche de travers. La soirée s’annonce sauvage. Et voila, c’est déjà l’heure du tirage, le père y va d’un coup de télécommande et la commentatrice regarde déjà la roue qui tourne. Elle fait son petit baratin comme chaque semaine. Voila le moment tant attendu, la première boule tombe… Houlà ! Première boule et elle est sur la grille, la seconde semble porter bonheur car elle aussi est là . Le père ne peut pas jubiler, cependant à la troisième, il commence à prendre son sérieux. A la quatrième il tombe sur le cul, elle est là aussi, cela va chercher environ vingt Euros, la mère note scrupuleusement en apercevant deux écrans, Houlà là ! La cinquième est sur le bulletin. Le père se relève et respire profondément en tremblant, déjà il passe une langue gourmande et épaisse sur ses lèvres gonflées par l’alcool en rebord de pot de chambre. Il y croit déjà , il va pouvoir changer les meubles, les fauteuils déchirés, le canapé éventré. AHHHHHHHHHHHHH Voilà la cinquième, le père se place juste devant la télé pour mieux voir, en se retournant, il pense à son usine, où il bosse comme un damné pour percevoir un salaire dérisoire. Il en a parlé à son patron qui lui a répondu « Mais mon cher ami la porte est juste à coté » Et le patron ajouta « Et si je puis me permettre, je vous donnerais même à la rigueur pas mal d’élan. Pas question de baisser la cadence. » Donc cette fois-ci c’est décidé, juste après il fait sa lettre de démission, Si seulement la sixième boule pouvait être la sienne. La mère s’essuie le front en culbutant un demi verre de vin qui a une couleur mauve avec des trucs qui bougent en surface. Le père tremble un peu. C’est la mère qui pousse un beuglement « Papa tu as les six bombons, non les six bravo, non,,,, Les six bons conos, les dix duno !!! Non, arffffff, les six ducono » Les… Les tonneaux des six Ducon, elle ne parvient plus à former une phrase !!! Le père fixe la télé, compare avec la grille, pousse un « couac ». Il balance une caisse de force huit sur l’échelle de ma connerie en se penchant sur le coté pour évacuer ce gaz qui n’en finit pas, l’émotion, l’attente. Le père soudainement est sur la défensive. La mère qui s’approche pour l’embrasser, reçoit un coup de pied dans le ventre et tombe lourdement, se retrouve assise. Elle veut le billet car elle l’a payé. Le père passe par-dessus en lui marchant sur le ventre et va ranger le tiket. Il note sur une feuille l’endroit, l’inscrit aussi dans le creux de sa main et il allume une roulée dans le salon. Habituellement, il doit fumer dehors. Pas bête tient, dans sa future maison avec une trentaine de salles, il y aura un fumoir, on est millionnaire ou on ne l’est pas ! Il explique cela à sa douce moitié qui a vite récupéré. Soudain, une chose semble l’ennuyer, il y a peut être plusieurs gagnants ? Ainsi toute la nuit, il tourne se retourne et après une nuit presque blanche, il se lève la bouche sèche et pâteuse, la mère même chose et en courant il va chercher le courrier « La Paysanne Gazelle Joyeuse » Vite fait sur la table les rapports, oufffffff, un seul gagnant et c’est lui avec cela il est même milliardaire. Sa demi jette un coup d’œil, très vite il planque le bulletin et pour sa moitié une autre calotte frissonnante, la voilà encore au sol. Et lui d’ajouter « Tu peux faire tes valises et repartir trouver ton amant, moi je pars aussi dès ce soir »Ne touche pas à la table !!!!! Recule toi !!!Sinon je ! Il plie le bulletin, le mets dans une pochette en se tournant, puis le range dans sa poche. « On y va ensemble mon chéri ? Il faut le surveiller le billet ! » « T’occupe la mère je vais être très prudent, appelle mon patron et dis-lui que je suis pas son boy et que je démissionne » Un coup de téléphone au centre de paiement, il peut y aller dès ce matin. Avant son départ il faut bien fêter cela, alors il y va d’une vieille bouteille de champagne qui ne mousse plus et qui ressemble à de l’eau savonneuse. Une fois dans le train complètement bourré il a encore des gaz, il s’excuse, les gens tentent de sourire, mais le cœur n’y est pas. Il regarde toujours autours de lui, la main sur le cœur. Un homme souriant s’approche pour lui demander du feu, Papa s’éloigne en bousculant les gens. Voilà , arrêt dans la capitale, il hèle un taxi, prêt à monter, il attrape le chauffeur par la tête et là lui enfonce sous son volant et s’éloigne en le traitant de voleur de loto ! Il décide le métro, y’a pas foule, il se place le torse sur la vitre, une main ne passe pas de cette façon, des gens le bousculent un peu, alors en tombant fou juste un peu, complètement gaga limite provocation, il décoche de gros coups de poing à tout ce qui bouge. Il se met à crier, à hurler, Il serre les dents et lâche une Louise pas piquée des vers en devenant rouge à force de pousser, celle-ci craque sauvage et elle ne se termine pas, c’est pas le pet de monsieur tout le monde. Puis il envoie un rot bouche grande ouverte, cela devient intenable Les gens prient de panique appellent la police. Le papa explique tout en tremblant, une fois sur le quai, les policiers en gardant une certaine distance, se propose de l’emmener, il accepte Le voilà au siège, là il donne son billet et en retour demande-le tout en billets, c’est possible, juste un peu plus long. Il attend les vérifications d’usages, coup de téléphone, confirmation du code et bientôt le voilà avec la valise, on lui remet le livre d’or pour comprendre comment il doit faire attention à son argent. Et aussi savoir comment placer et faire des bénéfices. On offre le champagne, oh bon sang !! Comment qu’il décrasse, la bouteille est déjà pratiquement vide et lui plein comme une baudruche. Il fixe les policiers qui boivent une flûte de champagne en le félicitant, l’un d’eux demande à regarder le contenu tellement c’est imposant, Duchnoque ou Duchemol, je ne sais plus moi !!! Voit rouge, casse son verre et balafre les joues aux deux policiers, puis prend la fuite, mais déjà le signalement est donné, papa tombe dans un piège en devenant complètement fou et surtout en étant complètement ivre a ne plus savoir ce qu’il fait et où il va, il fonce sur les policiers tête baissée et passe sous une estafette de la police qui prenait un virage, la valise est aspirée par les égouts. Ainsi prend fin cette triste histoire qui je porte à votre connaissance. Le livre d’or demeure ouvert sur l’asphalte en souvenir de ce qui vient de se passer. Etre milliardaire et décéder en l’espace de deux heures. L’argent rend fou et méchant, ceci à grosse dose, alors il faut se contenter de ce que l’on possède, si ce n’est pas assez, on peut toujours emprunter quelques Euros pour boucler le mois. Ou être raisonnable et ne pas se laisser aller à la cupidité. Mais en principe cela se passe différemment, je vous rassure.
Encore une fois, laissez-moi vos commentaires si vous le désirez, je vous en remercie. Je m’excuse d’avoir tourné ainsi cette histoire mais c’est aussi marrant et le résultat lui n’a pas changé.
Philippe
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